Youssef Chérif : l’assassinat de Qassem Soleimani a plus d’impact que celui de Ben Laden !

Ecrit par on 3 janvier 2020

 

 

 

L’analyste politique et directeur du Centre de Columbia University à Tunis, Youssef Cherif, a été l’invité de Wassim Belarbi à l’émission Expresso sur les ondes d’Express Fm pour revenir sur les derniers développements géopolitiques, notamment, l’assassinat de Qassem Soleimani ainsi que les derniers événements en Libye.

 

Youssef Chérif a assuré que le général iranien Qassem Soleimani est considéré comme le deuxième homme fort en Iran. Chargé des affaires irakiennes au sein de l’armée, il a été abattu lors du raid à l’aéroport de Bagdad, en Irak. « Qassem Soleimani aurait pu être tué auparavant. Les Américains pouvaient le faire, mais ça a toujours été une ligne rouge tenant compte des répercussions que cela pouvait avoir. On peut, même considérer que l’impact de cette attaque soit plus fort que l’assassinat de Baghdadi ou de Ben Laden, bien que l’assassinat Ben Laden soit plus fort en terme de symbolique. Aujourd’hui, il est difficile de prévoir la réaction que peut avoir l’Iran. Il ne faut pas être catégorique non plus. Cette attaque peut ne pas engendrer de réaction de la part des Iraniens. Pour ce qui est des Etats unis, et là on parle de Trump et de son administration, ce coup important peut être considéré comme un pas pour gagner en popularité, notamment, à l’approche des élections. Mais sans prétendre être devin, cela s’inscrit dans le cadre de la stratégie de Trump visant l’Iran. D’ailleurs, les Américains ne craignent pas une guerre avec l’Iran, ils ont la plus forte armée. Il ne faut pas se voiler la face non plus», assure-t-il, en soulignant que Qassem Soleimani avait toujours eu un comportement provocateur envers les USA, notamment, sur les réseaux sociaux.

 

Revenant sur le conflit en Libye, Youssef Chérif a indiqué qu’il ne faut pas se fier à la propagande faite par l’équipe du président turc, Recep Tayyip Erdogan. « Une intervention armée nécessite beaucoup plus de temps en terme de préparation. La Turquie ne va déployer qu’une centaine de soldats en Libye. Toutefois, il ne faut pas croire que le gouvernement de Tripoli avait signé l’accord avec la Turquie avec « une grande joie ». Cela s’est fait sous pression des Turcs qui lorgnent du côté des ressources en gaz de la Libye ».

 

L’expert en géopolitique a ajouté que les divers acteurs internationaux se confrontent en Libye à cause des nouvelles découvertes de gaz dans l’Est de la mer Méditerranée.


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