Pays-Bas : le ministre des Finances qualifie les émeutiers de « racailles »

Ecrit par on 26 janvier 2021

Dans une interview, Wopke Hoekstra a fait part de la détermination du gouvernement néerlandais à ne pas plier devant les émeutes de la « racaille ».

Le ministre des Finances néerlandais a employé des mots forts mardi pour évoquer les violentes manifestations qui secouent actuellement le pays. Le gouvernement ne fera pas marche arrière sur le couvre-feu, malgré les émeutes de la « racaille » qui ont suivi son entrée en vigueur samedi soir, a affirmé mardi Wopke Hoekstra. « Vous ne capitulez pas devant les gens qui cassent les vitrines des magasins », a ajouté le ministre, cité par l’agence néerlandaise ANP, estimant que les personnes à l’origine des émeutes dans plusieurs villes n’étaient pas des protestataires légitimes, mais que « c’est la racaille qui fait cela ».

La police néerlandaise a annoncé mardi avoir arrêté au moins 184 personnes pour leur participation aux violentes émeutes qui se sont produites pour la troisième nuit consécutive aux Pays-Bas, les pires troubles dans le pays depuis quatre décennies. Au moins dix policiers ont été blessés dans les derniers affrontements avec les émeutiers, qui ont pillé des magasins et incendié des voitures dans plusieurs villes, dont Rotterdam, Amsterdam et La Haye lundi soir.

Un couvre-feu inédit

Les émeutes ont commencé samedi soir, dès l’entrée en vigueur d’un couvre-feu imposé pour la première fois dans le pays depuis la Seconde Guerre mondiale, pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Le couvre-feu, au cours duquel il est interdit de sortir de chez soi entre 21 heures et 4 h 30, est respecté par la majorité des Néerlandais.

« Nous pouvons confirmer au moins 184 arrestations », a déclaré à l’Agence France-Presse le porte-parole de la police, Sherlo Esajas. Selon la police, qui a déjà appréhendé 250 personnes dimanche, d’autres arrestations pourraient suivre. Le chef de la police Henk van Essen a fermement condamné les émeutiers, affirmant que ces troubles n’avaient « plus rien à voir avec le droit à manifester ». « J’ai beaucoup de respect pour les collègues qui sont passés par des moments difficiles ces dernières nuits », a-t-il indiqué sur Twitter.

EFM/AFP


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