Le marché dans l’expectative du plan de relance de Biden

Ecrit par on 12 janvier 2021

Sur la place de Tunis, la monnaie unique est traitée à 3.3180 tandis que le billet vert s’échange à 2.7250 respectivement contre le dinar tunisien. La paire phare se négocie quant à elle sur le Forex à 1.2140 avec un plus haut intraday à 1.2175.

Le dollar continue à se négocier face à l’euro aux alentours des 1,2150 après plusieurs séances de hausse qui ont éloigné le billet vert de son plus bas en deux ans et demi, atteint le 6 janvier à 1,2349 dollar pour un euro. Les analystes estiment que le dollar va profiter dans les prochains mois d’un plan de relance plus important que prévu car les démocrates contrôlent le Sénat et d’un calendrier de vaccination en avance par rapport à l’Europe, ce qui devrait profiter à l’économie américaine.

Dans le même temps, les démocrates s’activent pour obtenir un impeachment de Donald Trump suite aux événements dramatiques du Capitole intervenus la semaine dernière.

Du côté de la Fed, le débat concernant le tapering (réduction des achats d’actifs) reste ouvert. Le président de la Fed de Dallas, Robert Kaplan, a estimé que la distribution et le déploiement des vaccins devraient permettre une forte croissance économique. Il anticipe une expansion de 5% de la première économie mondiale cette année assortie d’une chute du taux de chômage entre 4,5% et 4,75%.

La livre sterling, elle, se distingue néanmoins avec un gain avoisinant les 0,6% contre le billet vert et l’euro, soutenue par les déclarations d’Andrew Bailey, le gouverneur de la BoE, semblant écarter le recours aux taux négatifs, qui pourrait entre autres nuire aux banques.

Sur le Forex, la livre gagnait 0,57% face au dollar, à 1,3595 dollar pour une livre, et 0,54% face à l’euro, à 89,41 pence pour un euro. Depuis le début de l’année et malgré la conclusion d’un accord commercial entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, la livre est à la peine, les cambistes s’inquiétant des conséquences de la sortie du marché unique et de la pandémie de Covid-19.

Le marché se demande notamment si la BoE pourrait adopter des taux négatifs pour doper les prêts aux particuliers et aux entreprises, ce qui rendrait la livre moins attractive. Lundi, le discours de Silvana Tenreyro, une membre du comité de politique monétaire qui a souligné le rôle positif que des taux négatifs pourraient jouer, a dans un premier temps pesé sur la monnaie britannique.

Alors que les marchés ont déjà pricé en partie le nouveau plan de relance budgétaire de Joe Biden, qui se chiffrerait en milliers de milliards, et que la politique monétaire demeure très accommodante à travers le monde, c’est la crise sanitaire qui concentre l’attention. Les chiffres des infections continuent de progresser dans le monde, l’Europe luttant pour contenir la propagation du variant britannique, et la Chine se trouvant confrontée à une nouvelle poussée des contaminations.

L’UE a réservé près de 2,3 milliards de doses de vaccins auprès de Pfizer-BioNTech, Moderna, Johnson & Johnson, AstraZeneca, Sanofi, GSK et CureVac, mais à ce jour seuls les vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna ont été autorisés. Aux États-Unis, après un retard initial, la campagne de vaccinations semble aussi s’accélérer. Symboliquement, Joe Biden a reçu en direct à la télévision la seconde dose du vaccin Pfizer / BioNTech contre le covid. Biden prendra ses fonctions le 20 janvier. Il doit dévoiler le coût de son plan de lutte contre l’épidémie. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont indiqué hier qu’ils avaient déjà administré près de 9 millions de premières doses des vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna.

Le rendez-vous économique majeur de la semaine aux USA est attendu ce jeudi. Biden présentera alors son plan économique face à la pandémie. Il a indiqué que ce plan représenterait des milliers de milliards. Une extension des allocations chômage, des financements aux États et gouvernements locaux, ainsi qu’un soutien bien évidemment à la distribution de vaccins sont attendus.

Les cours pétroliers évoluent à des pics de près d’un an, la limitation de l’offre et les anticipations d’une baisse des stocks américains compensant les inquiétudes concernant la pandémie. Le baril de Brent gagne 1,42% à 56,45 dollars et celui de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,42% à 52,99 dollars.


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