Le dollar monte, les cambistes ignorent le chaos au Capitole

Ecrit par on 7 janvier 2021

Sur la place de Tunis, la monnaie unique est traitée à 3.3200 tandis que le billet vert s’échange à 2.7150 respectivement contre le dinar tunisien. La paire phare se négocie quant à elle sur le Forex à 1.2260 avec un plus haut intraday à 1.2345.

Le dollar regagne du terrain face aux autres grandes devises (+0,39%) EN ignorant les violences pro-Trump qui ont secoué Washington mais reste proche des plus bas de près de trois ans touchés mercredi après l’annonce de la prise de contrôle du Sénat américain par les démocrates. L’euro revient autour de 1,2260 dollar après avoir atteint la veille 1,2349 dollar, son plus haut niveau depuis avril 2018.

La livre sterling, elle, est pénalisée face au dollar par un regain de spéculation sur la possibilité d’un recours de la Banque d’Angleterre à des taux d’intérêt négatifs dans les tout prochains mois face aux ravages économiques de la crise sanitaire.

La double victoire démocrate aux élections sénatoriales de Géorgie, en privant le camp républicain de majorité au Sénat, assure au futur président Joe Biden, désormais certifié par le Congrès, la capacité de faire adopter plus facilement des réformes. Les analystes y voient un élément positif pour la croissance économique mais aussi un risque accru pour les déficits budgétaire et commercial des Etats-Unis.

Certains acteurs du marché attribuent la faiblesse du dollar depuis l’élection présidentielle américaine à la perspective de plans de relance de l’économie plus ambitieux, ce qui les détournerait du billet vert, valeur refuge, pour les tourner vers des actifs à risque. La Banque centrale américaine (Fed), elle, a adopté depuis le début de la crise économique provoquée par le Covid-19 une politique monétaire très souple, ce qui pèse sur le dollar.

Sur le plan macroéconomique, les marchés ont pris compte des chiffres des inscriptions au chômage aux Etats-Unis sur fond d’accélération de l’épidémie de coronavirus.

Les inscriptions au chômage ont légèrement reculé la semaine passée aux Etats-Unis. Le Département américain au Travail vient ainsi en effet d’annoncer, pour la semaine close au 2 janvier, que les inscriptions au chômage ont atteint 787.000, en repli de 3.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 790.000. Elles ressortent moins élevées qu’attendu puisque le consensus était positionné à 800.000.

En revanche et d’après le rapport gouvernemental de ce jeudi, le déficit du commerce international de biens et services aux États-Unis pour le mois de novembre est ressorti à 68,1 milliards de dollars, contre 66,8 milliards de consensus et 63,1 milliards un mois avant.

Par ailleurs, les prix à la consommation dans la zone euro ont baissé de 0,3% sur un an en décembre, se maintenant en territoire négatif pour le cinquième mois d’affilée avec la chute prolongée des prix de l’énergie, montre la première estimation publiée jeudi par Eurostat. En outre, les commandes à l’industrie allemande ont augmenté contrairement aux attentes en novembre, montrent les statistiques officielles publiées jeudi, qui confirment la résistance de la première économie d’Europe face à la pandémie de coronavirus. Les commandes à l’industrie ont progressé de 2,3% en données ajustées des variations saisonnières après une progression de 3,3% (révisée à la hausse) en octobre.

Les cours du pétrole de leur côté ont atteint leur plus haut niveau depuis fin février après la baisse plus forte qu’attendue des stocks de brut aux Etats-Unis (de huit millions de barils la semaine dernière), venue s’ajouter à la décision unilatérale de l’Arabie saoudite de réduire sa production d’un million de barils par jour en février et en mars. Le Brent gagne 0,22% à 54,18 dollars le baril après un pic à 54,90 et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,14% à 50,70 dollars après avoir atteint 51,28.


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