Karim Bouzuita: Les jeunes manifestants n’ont pas trouvé d’autres formes d’exprimer leur colère

Ecrit par on 20 janvier 2021

L’analyste politique Karim Bouzuita a confirmé, lors de son intervention dans le programme Expresso, mercredi 20 janvier 2021, que le discours du chef du gouvernement Hichem Mechichi, tenu hier soir, en termes de forme a été classique. Il était assis dans son bureau, donnant une image de l’administration bureaucratique, ainsi que celle de la personne administrative et non le politicien actif.

En comparaison à l’action du président de la République, qui s’est rendu dans l’un des quartiers populaires et s’est entretenu de manière horizontale avec les citoyens, ce qui a créé une sorte de proximité, selon les dires de Karim Bouzuita. Il a ajouté que le discours du chef du gouvernement en arabe formel était difficile à comprendre pour les jeunes qui protestaient la nuit et dont l’âge variait entre 12 et 25 ans, car le vocabulaire arabe qu’il utilisait sortait des archives. Et d’indiquer que le contenu du discours n’inclut pas les procédures, qui sont à même de calmer la situation et donner une sorte d’espoir.

Concernant les manifestations nocturnes qui ont lieu dans le pays, l’analyste politique a confirmé que les manifestants ont vécu aujourd’hui des grèves aléatoires pour l’éducation, dont 100000 par an qui abandonnent l’école et ont vécu avec la dictature, le terrorisme et les assassinats politiques, les affrontements sur les plateaux ainsi que la violence policière, la bureaucratie administrative et la mise en confinement obligatoire, qui est assimilée à un emprisonnement.

« Tous ces facteurs ont conduit à une bombe sociale, comme il l’a dit. La déception des jeunes est grande et elle a créé une sorte de désespoir qui a aboutit à la violence. Les jeunes n’ont pas trouvé de moyen légitime d’exprimer sa colère » a conclut Karim Bouzuita.

N.B


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