Fida Hammami : Des lois archaïques utilisées pour réprimander des opinions exprimées via les réseaux sociaux touchant 40 bloggeurs

Ecrit par on 9 novembre 2020

Fida Hammami, chercheuse en affaires tunisiennes à Amnesty International, a confirmé ce lundi 9 novembre 2020, lors de son intervention sur les ondes de radio Express FM, concernant le rapport de poursuites pénales pour avoir exprimer des opinions en ligne, que celui-ci met en lumière 40 affaires ayant eu lieu en l’espace de deux ans et dans le cadre desquelles, des citations à comparaitre ont été reçues par la police en vue de les juger au nom des opinions que des bloggeurs ont exprimés sur Facebook.

L’invitée d’Expresso a ajouté: « Ce modèle nous a fait craindre une représentation d’une violation de la liberté d’expression, d’autant plus que ce sont des lois archaïques et bancales qui ont été utilisées pour réprimander des opinions exprimées via les réseaux sociaux, supports qui n’étaient pas présents au moment où ces lois ont été promulguées. » Fida Hammami a expliqué également que l’utilisation de articles pénales en vue de juger les blogueurs est considérée comme une menace pour la liberté d’expression et rappelle à tous qu’il y a encore beaucoup de travail à faire et des lois en attente de changement, y compris la révision du code pénal et le Code de communication.

A noter que le rapport en question a signalé un manque d’acceptation des critiques par les autorités, entre 2012 et 2019, par exemple : Il y a des ministres qui déposent des plaintes contre des blogueurs et des conseils municipaux sous le motif d’un abus. Ce modèle de violations peut engendrer l’arrestation des personnes et peut amener d’autres à exercer une certaine auto-censure.

N.B

https://www.facebook.com/RadioExpressFm/videos/651497528857909


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