Farouk Bouaskar : Une réforme du Code pénal tunisien devient nécessaire

Ecrit par on 28 octobre 2020

Invité sur le plateau du programme Expresso, mercredi 28 octobre 2020, le juge et spécialiste du droit pénal, Farouk Bouaskar a affirmé à propos de la prolifération de la violence dans la société qu’il s’agit d’un phénomène ancré dans le comportement humain depuis le début de sa création. Il a ajouté que les approches à l’égard de ce phénomène sont nombreuses, mais l’approche juridique est la plus importante pour y faire face.

Farouk Bouaskar a poursuivi: «Le code pénal tunisien est toujours en vigueur depuis son instauration en 1913, il a connu de nombreux amendements. Actuellement, un comité au sein du ministère de la Justice examine ce Code. La tendance est de le conserver tel quel en y apportant quelques révisions. » L’invité d’Expresso a souligné, en outre qu’il faut distinguer au niveau du droit tunisien, les crimes violents et les crimes de violence. En effet, la première catégorie survient dans un objectif de violence entraînant l’amputation, la mort, etc. Quant à la seconde catégorie, la violence est un moyen de parvenir à une fin comme le vol et le viol, etc.

Dans le même propos, Farouk Bouaskar a énuméré plusieurs nouveaux types de violence, y compris les crimes de violence morale, politique et économique. Il a déclaré également que l’approche juridique était classique reposant sur la lutte contre le phénomène à travers l’arsenal juridique, lui même basé sur la rétention et la dissuasion. « Récemment, nous avons parlé de sanctions telles que la castration et la peine de mort, mais l’approche moderne est liée à la non-dissuasion et à la punition.

A propos du crime de la jeune Rahma Lahmar, Farouk Bouaskar a déploré le fait que le suspect soit un repris de justice et donc un récidiviste, disant: «C’est un point d’interrogation: Comment accorder une grâce à ceux qui ont commis un meurtre antérieur? Les prononcés de grâce doivent être revus et adressés à ceux qui le méritent et quiconque a une tendance criminelle inhérente ne peut pas bénéficier d’une amnistie », a-t-il déclaré.

Enfin, Bouaskar a appelé à la nécessité de revoir en profondeur le code pénal tunisien et de ne pas se contenter de quelques révisions à chaque période.

Nadya Bchir

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