États-Unis : au tour de YouTube de suspendre la page de Donald Trump

Ecrit par on 13 janvier 2021

La suspension a été décidée pour « au moins sept jours », a fait savoir mardi l’hébergeur de vidéos. Une vidéo a aussi été supprimée.

Après Facebook, Twitter, ou encore Snapchat, au tour de YouTube d’agir. L’hébergeur de vidéos, propriété de Google, a suspendu mardi 12 janvier pour « au moins sept jours » la chaîne de Donald Trump et en a supprimé une vidéo pour motif de violation de sa politique luttant contre l’incitation à la violence. La page d’accueil de la chaîne Trump présentait une vidéo datant d’un mois du chef de l’État qui mettait en doute le processus de l’élection présidentielle de novembre et avait enregistré quelque 5,8 millions de vues. La chaîne du président américain comptait 2,77 millions d’abonnés.

La plateforme de partage de vidéos a également déclaré qu’elle « désactiverait indéfiniment les commentaires » sur la chaîne Trump pour des raisons de sécurité. Mardi, une coalition d’ONG avait demandé à YouTube de supprimer cette chaîne et menacé la plateforme de boycott publicitaire si elle ne s’exécutait pas.

70 000 comptes suspendus sur Twitter

La semaine dernière, Facebook a suspendu les comptes Facebook et Instagram de Donald Trump à la suite de la violente invasion du Capitole américain par une foule de ses partisans, qui a provisoirement perturbé la certification de la victoire électorale du démocrate Joe Biden. Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a affirmé que le président américain avait utilisé la plateforme pour inciter à la violence, et qu’il pourrait continuer à le faire.

Twitter est allé plus loin en supprimant le compte du milliardaire républicain, le privant de sa plateforme préférée. Précédemment, le réseau social des gazouillis marquait assortissait déjà d’avertissements ses tweets niant le résultat des élections. Twitter a aussi « suspendu de façon permanente » 70 000 comptes affiliés QAnon, une mouvance complotiste pro-Trump.

Apple et Google ont retiré le réseau social conservateur Parler, très prisé des partisans de Donald Trump, de leurs plateformes de téléchargement d’applications. Les deux sociétés californiennes lui reprochent sa non-modération de messages d’incitation à la violence.

                                                                                                                                                               EFM/AFP

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