Notre économie est défigurée selon le professeur d’économie Moez Laâbidi

Ecrit par on 17 février 2021

Le professeur universitaire d’économie, Moez Laâbidi a confirmé, lors de son passage sur les ondes de radio Express FM, que l’économie tunisienne est dominée par le secteur informel, en plus de la fiscalité instable avec un Code du travail rigide, ainsi qu’une masse salariale dont la taille dépasse 40% du budget, soit plus de 16% du PIB.

Il a ajouté que l’État s’affaiblit progressivement, et réformer le pays nécessite de consacrer une marge pour les finances publiques, soulignant: « Les dépenses de développement sont de 4 milliards de dinars, et la masse salariale est de 20 milliards de dinars, la différence entre les deux chiffres clarifie le problème. Et de souligner que lorsque les dépenses de développement faiblissent, les services publics et le pouvoir d’achat des citoyens diminuent, ce qui alimente la demande.

Moez Laâbidi a expliqué que les facteurs se chevauchent, car le développement et l’éducation doivent être améliorés tout en restaurant le prestige de l’État et en imposant le respect des la loi. Il a ajouté qu’il est regrettable que la faiblesse de l’État en matière de réforme le fasse recourir à la pression de la fonction publique et à une augmentation des performances, soulignant que la crédibilité est importante entre le gouvernant et les gouvernés. « Mais malheureusement, le citoyen a perdu confiance aujourd’hui, il faut donc restaurer cette confiance » a poursuivi le professeur universitaire.

Par ailleurs, l’invité d’Ecomag a ajouté qu’il y a un déficit de vision et de confiance, regrettant ainsi que la classe politique se concentre sur la résolution des problèmes actuels, soulignant: « Aujourd’hui, nous ne parlons plus d’un plan quinquennal, mais plutôt du budget, et l’État s’engage sur la voie du suicide, s’il ne trouve pas de solution à la demande et au problème de santé. Les solutions doivent être politiques. »


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