Jean Pierre Rafarin : il faut augmenter la préoccupation tunisienne dans la conscience européenne

Ecrit par on 13 juin 2019

Jean-Pierre Rafarin, ancien premier ministre français, était l’invité d’Expresso jeudi 13 avril, pour parler du “Peace Lab” qui rassemblera une cinquantaine de femmes, en majorité tunisiennes, leaders de différents pays, autour des thèmes de la démocratie, de la paix, et du développement. La finalité de cette rencontre est d’aboutir à des initiatives concrètes pour la paix, qui seront proposées aux dirigeants et leaders d’organisations non gouvernementales.

Les femmes tunisiennes sont “des femmes fières et expérimentées dans la bataille politique dans la résistance, dans la résilience, elles ont des choses à nous dire et on est venu les écouter”, déclare Rafarin  concernant les participantes au Peace Lab.

Interrogé ensuite sur la place de la Tunisie par rapport à l’Europe, Rafarin explique que c’est “une place renforcée par rapport a la situation actuelle”, que les peuples tunisien et français sont “des peuples frères”et qu’ “il faut renforcer la préoccupation du Maghreb en général et de la Tunisie en particulier”.

Il ajoute que “la Tunisie est naturellement une frontière au sud mais c’est aussi un partenaire culturel et un partenaire de talent”, sa jeunesse “a une formation mais trouve des problèmes à avoir des débouchés, c’est pour cela que la France mais aussi l’Europe doit être plus attentif à la jeunesse du Maghreb en général, et tunisienne en particulier”. Pour cela il faut “augmenter la préoccupation tunisienne dans la conscience européenne”.

Concernant la situation actuelle de la Tunisie, Rafarin se dit inquiet mais confiant : “ce n’est pas facile d’installer la démocratie, la Tunisie a besoin de temps, mais avec les question de développement, de lutte contre la pauvreté on a pas toujours le temps et les problèmes sociaux peuvent déboucher sur des comportements extrémistes, il y a un très gros travail”.

Néanmoins, il est “heureux de voir que les femmes et les jeunes tunisiens sont très engagés pour l’avenir de leur pays” et donc qu’ “il y a cette espérance que les échéances politiques se passent dans la responsabilité et la sérénité”.

Il conclut en ajoutant que le pays a “une épaisseur culturelle économique et social”,  une “conscience tunisienne très importante” et que c’est pour cela qu’il “croit vraiment en l’avenir de ce pays”.

 


Avis du lecteur

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée.Les champs requis sont indiqués *



Current track

Title

Artist