Saphir Lab : Le programme de l’économie sociale et solidaire pour les jeunes entrepreneurs

Ecrit par on 13 juin 2019

Mariane Vidal Marin, chargée de mission entreprenariat culturel et social a l’Institut Français de Paris, et Sonia Zaiem, responsable de la communication du Lab’ess étaient les invités d’EcoMag mardi 12 juin, pour parler du programme du Saphir Lab, un programme destiné aux jeunes entrepreneurs dans le domaine de l’économie sociale et solidaire. 

Comme l’a expliqué Marin « Saphir Lab est un programme créé en 2012 après les printemps arabes, voulu comme  soutien et accompagnement à tous les jeunes acteurs du changement qui portaient des projets de l’économie sociale et solidaire, des nouveaux médias, du domaine de l’éducation, de l’inclusion sociale, des femmes, ou des questions de l’environnement et de culture »

Ce programme existe depuis 2012 et a accueilli 200 participants, il a de nombreux partenaires locaux, des incubateurs, dont le Lab’ess en Tunisie. Marin a souligné que « les participants répondent à l’appel à candidature, ils doivent déjà avoir un projet depuis un an maximum ou une idée de projet ». Une fois sélectionnés, « les candidats vont une semaine à Paris où ils rencontrent les incubateurs qui effectuent un diganostic »; puis « les jeunes sélectionnés se retrouvent à l’Institut Français et dans des organismes similaires pour qu’ils soient conseillés dans l’évolution de leur projet ».  Au bout de la semaine, chacun revient dans son pays et le travail de l’incubateur commence, « avec beaucoup de rendez-vous individuels, où on détecte la problématique et on essaye de trouver des solution ». Les candidats participent aussi à des formation de montage de projets, de recherche de financement, de mise en réseau, et de contact avec des professionnels.

Le but du Saphir Lab et son partenaire, le Lab’ess en Tunisie, est d’aider à la structuration du projet, « pour s’assurer qu’il ne meurt pas bêtement au bout d’un an ou deux parce que l’équipe n’est pas assez formée ou que le modèle économique n’est pas bien trouvé ». C’est donc une « aide sur la gestion de projet plus que sur le contenu même de l’idée ». Ainsi « un plan d’action d’incubation est établi sur un an, à raison d’interview d’incubation tous les mois où l’entrepreneur prend  rendez-vous avec une personne du Lab’ess qui l’aide dans les problèmes qu’il peut rencontrer ».

Pour Zaiem « il y eu beaucoup de pas de l’occident pour appuyer l’autre coté de la rive, surtout au niveau de la jeunesse », et « la France est un des pays acteur pour créer cette émergence d’entrepreneuriat de la jeunesse ». Elle ajoute par rapport au Lab’ess et des autres incubateurs, qu’ au niveau de la Tunisie, du Maroc et de l’Algérie, « ce partage de connaissances et de compétences des incubateurs est très important  entre les partenaires  pour s’améliorer mutuellement ».

Enfin Marin souligne que « la mission de dialogue entre les sociétés civiles est de montrer aussi que de l’autre coté de la Méditerranée, il y avait des jeunes qui entreprenaient et qui avaient envie de se mobiliser pour leurs sociétés et pour participer à son évolution » une réalité « bien loin des clichés qu’on a souvent entendu ». Elle conclut, « je n’ai jamais vu de jeunes défaitistes qui n’avaient pas envie de se mobiliser, la réalité est tellement différente de ce qu’on nous disait en France, qu’on a voulu valoriser tout cela ».

(Visited 57 times, 1 visits today)

Avis du lecteur

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée.Les champs requis sont indiqués *



Current track

Title

Artist