Samir Majoul : arrêtez de tirer sur les entreprises !

Ecrit par on 18 mars 2020

 

Invité de Wassim Ben Larbi à l’émission Expresso de ce matin du mercredi 18 mars 2020 sur les ondes d’Express Fm, Samir Majoul, président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) a lancé un cri de colère concernant l’attitude du gouvernement face aux temps de vaches maigres auxquels devront faire face, probablement, les entreprises nationales dans les jours et mois à venir.

 

M. Majoul a dit comprendre les difficultés tous azimuts, mais jamais il ne faut envisager le non paiement des employés. L’Etat était au courant des difficultés dans lesquelles se débat notre économie et nos entreprises avant d’ajouter qu’il faut penser, plutôt, à venir en aide à ces société et faire en sorte à ce que la crise due au Coronavirus, un facteur de détermination pour prendre des décisions audacieuses.

En effet, précise encore l’invité, les temps ne sont plus aux réunions des commissions, mais à agir concrètement et appliquer des mesures destinées à faire bouger les choses notamment dans le secteur privé qui est le seul à créer de la richesse, exporter et, surtout, à booster l’emploi, d’où « l’impératif et l’urgence de sauver ce secteur » selon les propres termes de Samir Majoul.

Sans vouloir comparer la Tunisie aux grandes puissances, l’invité évoque la situation qu’il faut comparer à celle au Maroc ou en Jordanie surtout que la santé est le précieux des capitaux, ce qui exige à préserver les ressources et les compétences humaines, alors que le reste n’a plus tellement d’importance dans l’état actuel des choses, en l’occurrence les différents défauts, fiscal, social et autres.

Samir Majoul conclut en rappelant que l’Etat est le partenaire du secteur privé car « il ne faut pas oublier que si l’entreprise gagne de l’argent, l’Etat aussi puisque le gros de l’impôt provient des entreprises tout en criant avec colère que les entreprises assurent l’emploi pour plus de 2 millions de personnes.

« Arrêtez de tirer sur les entreprises, nous sommes en économie de guerre !, s’est-il exclamé en substance.


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