Nadia Zrelli : la femme est une compétence et non une contrainte !

Ecrit par on 13 février 2020

 

 

Nadia Zrelli, économiste et présidente du « Tunisia Leadership Council for The Policy Circle » a été présente, ce jeudi 13 février 2020, avec Wassim Ben Larbi à l’émission Expresso sur nos ondes pour revenir sur les objectifs de l’organisation et les principaux défis à relever.

 

Nadia Zrelli a indiqué que Tunisia Leadership Council for The Policy Circle est un Think Tank, et une antenne d’une ONG internationale. « Nous sommes un groupement de femmes qui cherchent à avoir un impact dans leur pays à travers un panel de recommandations et de plans d’actions économiquement parlant ».

 

Elle a indiqué que Tunisia Leadership Council for The Policy Circle examine les moyens permettant aux femmes de contribuer au mieux dans la vie économique et sociale. « Nous cherchons à identifier les contraintes empêchant la montée en compétence des femmes, et leur absence de l’écosystème et de la sphère économique, malgré leur place importante dans la société et leur niveau académique. Aujourd’hui, nous constatons deux contraintes majeures. La première est une contrainte intrinsèque relative à la confiance en soi et la capacité de négociations. La deuxième est une contrainte culturelle. Nous vivons dans un monde d’hommes malgré l’émancipation de la femme tunisienne. La femme ne doit pas être perçue comme étant une contrainte, mais comme étant une compétence ».

 

Elle a ajouté qu’il est nécessaire de changer les choses et aller vers la flexibilité, suggérant dans ce contexte, l’encouragement du télétravail et l’amélioration des lois afin de garantir une meilleure productivité.

 

Revenant sur les défis qui se présentent pour le prochain gouvernement, Nadia Zrelli a estimé que « le prochain gouvernement doit être dans l’efficacité totale, tout en établissement une vision. Plusieurs défis sont à relever pour une Tunisie meilleure. La priorité est, cependant, de faire un focus sur la question de la dette. C’est un cercle vicieux et le vrai problème est la répartition cette dette, dont 53,7 % est à l’administration publique. Il faut aller vers l’investissement privé pour créer de la valeur ajoutée et créer des emplois. Il faut investir et pas consommer ».


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