Louise de Sousa : Le partenariat tuniso-britannique doit devenir «gagnant-gagnant »

Ecrit par on 20 janvier 2020

 

 

L’ambassadrice britannique, Louise de Sousa est intervenue, ce matin du lundi 20 janvier 2020, au micro de Wassim Ben Larbi sur nos ondes, pour faire un éclairage assez détaillé sur le sommet Grande Bretagne-Afrique qui se tient, aujourd’hui même à Londres.

 

Pour commencer, Mme De Sousa a indiqué que 21 pays africains seront représentés à cette importante réunion dont la Tunisie qui y sera présente avec son ministre des Affaires étrangères par intérim, Sabri Bactobji, accompagné d’une forte délégation comprenant des acteurs du secteur public et celui privé.

Elle a ajouté que l’Afrique constitue, aujourd’hui, un important potentiel de développement dans le sens où le taux de croissance y est, depuis quelque temps est le plus rapide. Or, avec un taux de 4% seulement du flux total des investissements britanniques, enchaîne-t-elle, cela représente un volume insuffisant et en deçà des attentes des deux parties surtout que les domaines présentant des larges possibilités de coopérations et d’investissements mutuels sont nombreux dont l’énergie, l’infrastructure, les technologies, l’emploi de qualité, etc.

Abordant, ensuite, le niveau bilatéral, l’ambassadrice a tenu à mentionner que le sommet en question vient à point nommé, au moment où la Grande Bretagne quitte l’Union européenne, pour booster les liens avec d’autres partenaires dont en particulier la Tunisie avec qui le volume des échanges demeure en deçà des aspirations et des potentialités réelles.

« En effet, nous espérons faire élever ce volume de 618 millions de livres sterling à un milliard voire plus encore », a-t-elle indiqué en substance avant d’ajouter qu’il faut penser à diversifier les domaines de partenariat et dépasser le secteur classique de l’énergie et l’éducation vers les technologies, l’agroalimentaires dont l’huile d’olive et bien d’autres en vue de mette en place une coopération complémentaire gagnant-gagnant.

Louise de Sousa a tenu à faire remarque que les entrepreneurs et les investisseurs tunisiens ne se connaissent pas encore comme il se doit. Pourtant, il existe une « formidable diaspora tunisienne à Londres dont bon nombre travaillent à la City.

D’autre part, assure-t-il, la Grande Bretagne peut aider dans des domaines qui, tout en étant bénéfiques au niveau matériel, ont un fort impact sur le plan social dont l’aide aux femmes rurales et la lutte contre la désertification.

Et pour terminer, l’ambassadrice a lancé un appel aux entrepreneurs et aux investisseurs des deux pays à mieux se connaître et de faire varier les investissements tout en réitérant sa conviction que le résultat ne peut être que «gagnant-gagnant ».


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