FMI : Le budget de la Tunisie ne ne permet pas de relâcher les efforts sur le plan de la fiscalité et des dépenses courantes

Ecrit par on 15 juin 2019

David Lipton, premier directeur général adjoint du Fonds Monétaire International (FMI), a affirmé vendredi 14 juin que “le budget de la Tunisie lui permet de préserver des investissements propices à la croissance et d’augmenter les dépenses sociales, mais il ne permet pas de relâcher les efforts sur le plan de la fiscalité et des dépenses courantes, après la hausse récente des salaires dans la fonction publique”. 

Il a souligné que ” la croissance du pays reste modeste “, que ” des vulnérabilités macroéconomiques considérables persistent “,  mais que ” les efforts des autorités commencent à porter leurs fruits “.

” Les mesures à court terme doivent continuer de privilégier des réformes qui réduisent les déficits budgétaire et extérieur afin de maîtriser la dette et l’inflation, tout en renforcent le dispositif de protection sociale pour les ménages à faible revenu “, ajoute t-il, soulignant qu’une ” meilleure communication des objectifs des politiques et réformes menées par les autorités, ainsi que de leurs justifications, en facilitera la mise en œuvre “.

Par ailleurs, Lipton a noté que ” la politique monétaire doit mettre l’accent sur le maintien de la stabilité des prix “, et que ” de nouveaux relèvements du taux directeur se justifieraient si les projections d’inflation pour décembre 2019 dépassaient l’objectif fixé “.

Il a rappelé que ” les réformes structurelles doivent viser l’amélioration du climat des affaires et de l’accès au crédit afin de stimuler la contribution du secteur privé à la croissance “, et a estimé que ” la nomination des membres de l’Instance nationale de lutte contre la corruption aiderait à répondre aux préoccupations quant à la corruption “.

Le FMI a par ailleurs approuvé, la demande de dérogation des autorités concernant le non-respect des critères de réalisation des réserves internationales nettes et aux avoirs intérieurs nets à fin mars 2019. Ces dérogations ont été accordées sur la base de mesures correctives prises par les autorités.

Lipton a aussi approuvé la demande présentée par les autorités tunisienne d’un rééchelonnement des achats au titre de l’accord, y compris la réduction de l’accès total à environ 358,1% de la quote-part de la Tunisie, selon le site de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cet accord d’une durée de quatre ans, avait été approuvé par le conseil d’administration en mai 2016 pour 375 % de la quote-part de la Tunisie.

Le conseil d’administration du FMI avait notamment approuvé le 12 juin, le décaissement en faveur de la Tunisie d’un montant de 245 millions de dollars (environ 730 millions de dinars), ce qui porte le total des décaissements à 1,6 milliard de dollars (4,7 milliards de dinars).

 


Avis du lecteur
  1. Lazher   On   15 juin 2019 at 11 h 48 min

    C’est trop tard car la Tunisie n’a pas le dispositif fiscal qui devrait se construire progressivement avec l’aide et l’assistance du FMI surtout durant la période transitoire ou la Tunisie était sous l’autorité peu ou mal pris en charge par l’ancien régime

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