Faouzi Charfi : Entre l’efficacité économique et la justice sociale, l’équation est difficile à trouver

Ecrit par on 10 février 2020

 

Faouzi Charfi, secrétaire général du parti Al Massar était l’invité, ce matin du lundi 10 février 2020 de Wassim Ben Lardi lors de l’émission Expresso sur nos ondes d’Express Fm pour évoquer le thème d’une prochaine conférence, intitulée : « Efficacité économique et justice sociale, quel compromis pour la Tunisie de demain ? », et qui se tiendra les 29 février et 1er   mars 2020.

 

D’entrée, M. Charfi a reconnu qu’il s’agit d’une équation difficile à trouver et à réaliser, d’autant plus qu’en Tunisie, la production se trouve encore quasi-bloquée puisque la plupart des secteurs fonctionnent au ralenti. Et les premières conséquences inévitables ont vite fait leur apparition, à savoir l’effondrement progressif de la classe moyenne, l’accentuation de la pauvreté, la mauvaise exploitation des richesses

 

Quant aux solutions, difficiles et complexes, certes, a-t-il ajouté, elles consistent en l’établissement d’une fiscalité inclusive et plus juste avec un régime forfaitaire mieux approprié, l’émergence d’une entreprise citoyenne, l’encouragement à la politique du mécénat, la redistribution des bénéfices des entreprises excédentaires, un accès plus souple aux micro-crédits.

 

En bref, il faut mobiliser tous les mécanismes à la disposition de l’Etat dont l’indépendance de la magistrature et une meilleure gestion de la Caisse de compensation, car il est aberrant de laisser pas moins de 500 mille Tunisiennes et Tunisiens dans un état de pauvreté totale.

 

Cette situation, enchaîne, M. Charfi, a engendré un système politique biaisé, consacré par un certain consensus truqué mis en place suite à un accord entre Ennahdha et Nidaa dans le sens où on ne sait plus à qui faut-il demander des comptes, sans oublier la montée des courants populistes.et de l’opportunisme….

 

Toujours, dans le cadre de la justice sociale, l’invité a évoqué le volet de la couverture sanitaire, plus précisément la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) dont les prestations laissent à désirer en plus du faible montant de remboursement dont le plafond est fixé à 250 dinars ! Un montant tellement dérisoire qu’il est vite épuisé.

 

Faouzi Charfi reproche aux responsables de ne pas avoir procédé à une évaluation de ce régime dans le sens où logiquement et scientifiquement parlant, il faut procéder à cette évaluation, au moins, une fois par an

 

 


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