Cosmétique et parfumerie : augmentation de 100% de la pression fiscale

Ecrit par on 11 juin 2019

La pression fiscale dans le secteur de la Parfumerie et des Cosmétiques est passée de 42%, en 2017, à 84,5% en 2018, soit une augmentation de 100%, pour certaines positions tarifaires, selon les statistiques de l’INS, présentées mardi à l’UTICA, lors d’une journée sur “la pression fiscale et les barrières non tarifaires qui boostent l’informel”.

Une étude effectuée par Lotfi Ayadi sur le secteur de la Parfumerie et des Cosmétiques, présentée lors de cette journée, démontre que le tissu industriel de cette filière demeure plutôt artisanal et peu structuré et souffre de ce fait, d’un cadre réglementaire inadapté et d’un manque de soutien de l’Etat.

Selon celle-ci, “le secteur qui ne contribue que marginalement, au déficit commercial du pays, est plombé par une pression fiscale sans égale dans la région. Pourtant, il génère un chiffre d’affaires annuel d’environ 1,5 milliard de dinars, soit 1,35% du PIB. Le marché formel des produits de parfumerie et cosmétique est évalué à 945 millions de dinars et le volume du marché informel est estimé à environ 555 millions de dinars, soit 58% du secteur formel et dépasse les 70% pour les parfums et produits de beauté”.

Pour Hatem Mziou, président de la Chambre Syndicale Nationale des Industries de Parfumerie et Cosmétiques (UTICA), “l’objectif de cette journée est de sensibiliser l’opinion publique à l’importance du secteur pour le bien être du tunisien”, soulignant que “contrairement aux idées reçues, les produits de parfumerie et de cosmétique ne sont pas des produits superflus et contribuent à la bonne hygiène et à la santé du citoyen”.

Pour lui, la situation actuelle “se caractérise par des difficultés dues à une pression fiscale chaque année plus importante et à la multiplication des barrières non-tarifaires qui handicapent le développement du secteur”. Il a ajouté que “les professionnels ne sont pas impliqués ni consultés lors de la prise des décisions qui impactent directement leurs activités alors que le secteur est créateur d’emplois, exportateur et générateur d’investissements”.

Enfin, les résultats de cette étude montrent que le secteur fait aujourd’hui face à des problèmes provenant en partie des mesures fiscales décrétées par la loi des finances pour la gestion 2018, et des barrières non tarifaires que le ministère de commerce continue d’imposer; à cela s’ajoute aussi le développement du commerce parallèle.


Avis du lecteur
  1. Ulysse   On   12 juin 2019 at 6 h 38 min

    La bonne question ? A qui profite cette situation , le marché Informel bien sur . Prendre des mesures contre se secteur en Tunisie , pour proteger les interets d’importateurs bien sur .

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