Samir Brahimi : La lutte contre le blanchiment d’argent en Tunisie souffre de défaillances

Samir Brahimi : La lutte contre le blanchiment d’argent en Tunisie souffre de défaillances

Samir Brahimi, ancien président du Groupe d’action financière pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA), a indiqué, au micro de Wassim Ben Larbi à l’Expresso de ce mardi 8 janvier 2019, que le programme de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent souffre de défaillances stratégiques à divers niveaux.

L’invité a précisé que la Tunisie a pris un engagement à haut niveau pour achever ce système au cours de ce mois de janvier tout en précisant que cette  défaillance stratégique se situe, non seulement, au niveau de la conformité technique avec les standards internationaux, mais aussi et surtout en ce qui concerne le degré de l’activation, selon ses dires.

Samir Brahimi a ajouté que la Tunisie est obligée, par le Groupe de travail financier d’inscrire la profession d’avocat au sein du système de la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent, d’où la nécessité pour la nécessité pour les avocats d’y adhérer et de s’engager à l’obligation de déclarer toute présomption.

A rappeler que le Parlement européen avait décidé, le 7 février 2018, d’inscrire la Tunisie sur la liste noire des pays les plus confrontés aux risques de blanchiment d’argent à cause de l’irrespect des réformes en la matière avant que notre pays ne soit retirée de ladite liste un certain 25 octobre 2018 par l’Union européenne tout en la plaçant dans la liste dite grise.

Les tags