Mohamed Larbi Jelassi : « on n’est pas au fond de l'abîme »

Mohamed Larbi Jelassi : « on n’est pas au fond de l'abîme »

Nafaa Ennaifer, président du Centre tunisien de veille et d'intelligence économique à l’institut arabe des chefs d'entreprise, et Mohamed Larbi Jelassi , membre du parti du Courant démocratique, étaient les invités de Rim Saadia au Grand débat de l’émission EcoMag de ce vendredi qui a porté sur le sujet des tensions socioéconomiques en Tunisie.

Selon Ennaifer, « pour une grande part, les protestations sociales observaient ont des raisons objectives », il y a un manque d’espoir et de confiance en l’avenir pour le citoyen, et les protestations sont alimentées par des raisons politiques « non responsables » de la part de l’opposition.

« Il ya un manque de sentiment de responsabilité » et « l’intérêt du pays est le dernier des préoccupations des politiques », a-t-il aussi indiqué.

Pour Enneifer, il y un manque de compétences et de capacité à changer la réalité pour le mieux, il y l’incapacité de l’opposition d’être une force d’action et d’avoir des actions positives et responsables ne portant pas atteinte à l’intérêt du pays, et il y a le citoyen qui vit dans l’impunité et ne croit plus dans un « projet commun ».

« Le rôle du gouvernement est de faire revenir aux citoyens la confiance en la capacité de l’Etat de faire changer leur réalité, la confiance en l’avenir, et la confiance pour travailler ensemble pour sauver le pays ».

Enneifer a également souligné qu’ « on aurait dû commencer une politique d’austérité, il y a 5 ans, sur les dépenses courantes de l’Etat- ministère par ministère- sans pour autant réduire la qualité du service rendu au citoyen ».

Au cours de son intervention, Mohamed Larbi Jelassi, a indiqué qu’aujourd’hui, on est au bord de l'abîme, mais non à son fond», et a souligné que, aujourd’hui, « on le choix soit de faire un pas vers l’arrière et tomber, soit de faire un pas vers l’avant et avancer ».

« Il nous appartient de faire le choix », a souligné Jelassi.

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