Le FMI se prononce sur les réformes à engager en Tunisie

Le FMI se prononce sur les réformes à engager en Tunisie

Dans une interview accordée à l'agence TAP, Robert Blotevogel, le représentant du FMI en Tunisie,a longuement parlé de la conjoncture actuelle du pays, des réformes, des menaces ainsi que des perspectives futures.   

Il a mis l'accent sur la nécessite d'engager réformes structurelles et conjoncturelles pour sortir le pays de l'état de crise dans lequel il se trouve depuis la révolution. 

Les réformes toucheront en premier lieu la fonction publique et la fiscalité, les caisses de sécurité sociale, la maîtrise du déficit budgétaire et la création d'emploi. Il a souligné que du fait du déficit budgétaire et le taux d'endettement qui , selon lui "ne risque pas d'atteindre les 100% et se stabilisera aux alentours de de 70%", si les réformes sont appliquées comme prévue. Dans ces conditions, emprunter pour investir sera trop coûteux à l'Etat.   

Dans un même contexte, le représentant a insisté sur la question de réduction des masses salariales, en les maîtrisant d'une manière socialement acceptable" vu qu'elles représentent la rubrique des dépenses la plus importante du pays. 

Il n'a tout de même pas manqué de parler de la fonction publique qui manque d’efficience et de rapidité, ainsi que la nécessité de réduction des effectifs.  Il y aura deux programmes possibles : soit des départs anticipés, soit des départs négociés.   

Enfin la réforme fiscale est elle aussi indispensable, et a déjà démarré, le recouvrement fiscal permettra quant à lui de garantir à la population que toutes les couches sociales contribuent à l'effort de redressement économique.   

Ces réformes permettront à l'Etat de dégager plus de ressources, d'avoir plus d'autonomie, de réaliser des économies pour ensuite investir et surtout de contenir le déficit budgétaire.   

Il indiqua de plus, qu'une " dynamique de réformes courageuses" a déjà été lancée et que "les perspectives pour les mois à venir s'annoncent meilleures qu'avant".   

Pour aboutir aux résultats voulus, un "consensus entre les partenaires sociaux, le gouvernement et la société tunisienne" est  essentiel dans l'aboutissement de la marche du pays vers la stabilité économique et pourquoi pas l'euphorie économique et sociale. 

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