Hakim Ben Hammouda : Il faut prendre des décisions et, surtout, les exécuter

Hakim Ben Hammouda : Il faut prendre des décisions et, surtout, les exécuter

Maintenant que le remaniement a été fait, place à l’action en accordant la priorité aux défis à relever et qui sont au nombre trois, essentiellement, à savoir, outre ceux de la lutte antiterroriste et contre la corruption, celui économique qui reste le plus délicat et le plus important.

C’est l’avis exprimé par Hakim Ben Hammouda, éminent économiste et financier et ancien ministre des Finances au sein du gouvernement de Mehdi Jomâa en 2014, lors de son intervention avec Wassim Ben Larbi à l’Expresso de ce vendredi 8 septembre 2017 sur les ondes d’Express Fm.

L’invité a mis l’accent sur la nécessité de retourner à l’investissement avec l’esprit d’impulser la croissance dont le taux actuel tournant autour de 2% est insuffisant pour relancer la dynamique économique nationale

Et tout en déplorant l’absence de grands projets, à par celui du port en eaux profondes d’Enfidha, Hakim Ben Hammouda précisé que le futur gouvernement va se retrouver devant l’obligation de répondre à des échéances cruciales et très rapprochées en l’occurrence la Loi de finances qui doit être prête au plus tard le 15 octobre 2017 et la préparation de la visite de revue du staff du Fonds monétaire international (FMI) et dont les résultats seront déterminants pour l’octroi de la troisième et dernière tranche du crédit à la Tunisie.

Et après avoir énuméré les aspects négatifs consistant en une aggravation du déficit budgétaire atteignant les 10 milliards de dinars et les grosses difficultés régnant dans les caisses sociales et la caisse de compensation, M. Ben Hammouda a reproché le fait que la loi organique, sorte de cadre juridique du budget ne soit pas encore passée à l’ARP alors qu’elle est prête depuis 2014 !

Et d’ajouter que pour espérer sortir de la crise, il recommande certaines mesures pratiques. Tout en mettant de côté cette obsession des finances publiques, l’invité estime qu’il faut penser à limiter les dépenses et augmenter les recettes en vaillant à garantir les rentrées fiscales, le renforcement du contrôle avec la plus grande fermeté.

Reprochant, ensuite un déficit d’action, Hakim Ben Hammouda affirme que les décisions doivent, non seulement, prises, mais surtout exécutées avant d’appeler à la vente des participations minoritaires de l’Etat dans les banques de la place

Et en guise de conclusion, l’invité précise, sur un ton alarmiste assorti d’un optimisme conditionné, que tout le monde s’attendait à des années difficiles pour 2017 et 2018, d’où la nécessité de sortir du flou et de l’opacité marquant l’approche suivie jusque-là et opter plus de clarté et de transparence dans la gestion des affaires de l’Etat grâce à un programme et à une stratégie bien définis.

 

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