Hajer Ben Cheikh Ahmed : Non à la réconciliation voulue par Nidaa et Ennahdha

Hajer Ben Cheikh Ahmed : Non à la réconciliation voulue par Nidaa et Ennahdha

Invitée de Walid Ben Rhouma à la matinale Expresso de ce lundi 10 juillet 2017 sur Express Fm, la députée d’Afek, Hajer Ben Cheikh Ahmed, a traité, essentiellement de deux volets.

Tout d’abord, concernant la séance d’écoute de trois ministres, samedi 8 juillet 2017, par les élus de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), elle a tenu à affirmer que rien dans le règlement intérieur de l’Assemble n’exige la présence des députés avant de fustiger la tentative, par certains, de diaboliser l’ARP et ses élus.

« Pour preuve, précise t-elle, cette présentation par I-Watch qui a publié une photo erronée, donc truquée dans le but évident et pernicieux de présenter la séance sous un aspect négatif, ce qui exige l’ouverture d’une enquête contre ladite association qui semble avoir un agenda pour dénigrer sciemment les députés », a-t-elle précisé.

Hajer Ben Cheikh Ahmed a traité, ensuite du projet de loi sur la réconciliation, pour expliquer les raison l’ayant amené à se retirer de la Commission de législation à l’ARP.

« Après avoir demandé à la présidence de la République d’apporter des correctifs à son projet de loi, précise la députée, nous avons été surpris d’un ajout inacceptable avec l’extension de la période devant couvrir la réconciliation en l’étalant jusqu’au 24 décembre 2013, soit jusqu’à la fin des gouvernements de la Troïka ».

« Autrement dit, s’indigne t-elle, on veut qu’on blanchisse les agissements concernant la période indiquée où, notamment, des recrutements lugubres et autres dépenses et indemnisations ont été décidés en faveur des amnistiés au détriment des intérêts de la communauté nationale, des finances publiques et des compétences qui ont été handicapées pour favoriser des agents employés sans qualification ».

Et d’expliciter que les responsables dans l’administration, contrairement à ceux sous le régime de Ben Ali, avaient la latitude de dire non aux consigne grâce à la présence des instances adéquates et la liberté d’expression instaurée.

Et le comble, conclut l’invitée sur ce chapitre, c’est que le projet risque d’être adopté grâce à un éventuel passage en force suite à une entente entre Ennahdha et Nidaa.

Elle enchaîne, enfin, en évoquant le combat pour l’indépendance des instances constitutionnelles qui doivent être entourées de toutes les garanties dans ce sens, sans oublier que même l’Assemblée des représentants du peuple souffre du même phénomène dans la mesure où, constituant un pouvoir à part, l’ARP dépend, toujours administrativement et financièrement, du pouvoir exécutif.

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