Dubai : Construction du plus grand parc solaire au monde avec un record du prix d’électricité le moins cher

Dubai : Construction du plus grand parc solaire au monde avec un record du prix d’électricité le moins cher

Dubaï fait partie des Emirats arabes unis, qui disposent de 10 % des réserves mondiales d’hydrocarbures. Et pourtant, les toits de ses immeubles devront être dotés de panneaux solaires en 2030. Ils devront fournir 75 % de l’énergie dont la ville aura besoin en 2050.

L’émirat de Dubaï vient d’annoncer, le 26 Juin, la construction d’un parc solaire de 800 mégawatts (MW). Ce parc va être construit dans le cadre d’un programme plus ambitieux des autorités consistant à développer 1.000 mégawatts de puissance électrique solaire. La réalisation de cette tranche de 800 mégawatts constitue ainsi la troisième phase du projet de « Parc Mohammed Ben Rached Al-Maktoum pour l’énergie solaire », pour lequel 3,27 milliards de dollars d’investissements sont prévus.

Dubai reconnu pour se lancer dans des défis toujours plus spectaculaires, ce projet de futur parc solaire est présenté comme la plus grande centrale solaire au monde par Saïd Mohamed Al-Tayer, le PDG de l’Autorité de l’eau et de l’électricité de Dubaï (Dubai Water and Electricity Authority). Dans le cadre de son programme énergétique « Dubaï Integrated Energy 2030 », les autorités ont pour cela prévu de diversifier le mix de Dubaï. Avec le développement de ce parc, l’énergie solaire devrait ainsi produire 5% de l’électricité de l’émirat d’ici 15 ans tout en réduisant de 30% ses émissions de CO2.

Sont ici en jeu 800 MW de centrales solaires à construire d’ici 2020, en trois tranches : 200 MW (avril 2018), 300 MW (avril 2019) et également 300 MW en avril 2020.

L ’appel d’offres de la compagnie publique Dubai Water and Electricity Authority (DEWA) pour cette troisième phase du développement du méga projet solaire de Mohammed bin Rashid Al Maktoum, a été remporté par l’offre d’un consortium comprenant le développeur d’énergie renouvelable d’Abou Dhabi, Masdar et le développeur espagnol, Fotowatio Renewable Ventures, qui a été acquis récemment par Abdul Latif Jameel (ALJ) d’Arabie Saoudite en 2015, et qui a construit entre autres deux fermes solaires à grande échelle en Australie.

Leur proposition a battu tous les records mondiaux et s’est révèlée de 18% inférieure à celle du deuxième développeur en lice, JinkoSolar (Chine). Les trois autres concurrents sont le Saoudien Acwa Power-First Solar, également premier actionnaire du projet solaire Noor au Maroc, Engie avec le japonais Marubeni et EDF avec le qatari Nebras.

Grace à la baisse des coûts des panneaux photovoltaïques et à l’augmentation relative de son rendement ces dernières années, de nombreux pays à fort ensoleillement, jouissent aujourd’hui d’un prix de l’électricité d’origine solaire très compétitif comme au Chili, en Afrique du Sud, ou encore en l’Inde. Il y a un an, le cout de production de l’énergie solaire était à 41,8 dollars le mégawatt heure en Égypte, ce qui constituait un record mondial, et 58 dollars aux Émirats Arabes Unis. 

Désormais, avec la troisième phase de 800 mégawatts de la centrale solaire Mohammed bin Rashid Al Maktoum, le prix retenu par le consortium était de 29.9 dollars le mégawatt heure, du jamais vu !

Ainsi, la centrale solaire baptisée du nom de Mohammed bin Rashid Al Maktoum, fils de l’émir de Dubaï, mort l’année dernière à 33 ans, constituera non seulement le plus grand projet solaire jamais construit mais aussi le moins cher au monde.

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