Aram Belhaj : le flottement du dinar est une mauvaise démarche

Aram Belhaj : le flottement du dinar est une mauvaise démarche

Le Centre de l’étude de l’Islam et de la démocratie (CSID) a organisé ce samedi, 02 février 2019, une conférence intitulée « La dévaluation du dinar tunisien : les causes et les solutions ».

Lors de son intervention, le docteur en Sciences économiques, Aram Belhaj a indiqué que la dévaluation du dinar a débutée de façon remarquable notamment après l’adoption de la loi de l’indépendance de la Banque centrale de Tunisie (BCT), selon la correspondante d'Express FM.

D’après le docteur en sciences économiques, le rythme de la dévaluation du dinar était important après l’année 2016, et des causes conjoncturelles et autres structurelles sont derrières cette dévaluation.

En ce qui concerne les causes conjoncturelles, Aram Belhaj a cité la perturbation des productions de phosphates et de pétrole et la croissance du taux d’inflation.

S’agissant des causes structurelles, Aram Belhaj a indiqué la fragilité de la structure de l’économie tunisienne, ainsi que son modèle de développement qui ne lui permet pas d’être plus compétitive.

Aram Belhaj a également indiqué de le FMI (Fonds monétaire international) avait exhorté les autorités tunisiennes à laisser flotter le dinar, et a souligné que la BCT devrait déployer des efforts supplémentaires pour défendre la valeur du dinar et notamment pour rassurer les investisseurs.

Pour l’économiste Belhaj, la reprise de la production de phosphates et de pétrole est une solution urgente pour sauver le dinar tunisien.

Egalement pour lui, l’utilisation de l'outil de flottement du dinar comme moyen pour promouvoir l'économie tunisienne est une mauvaise démarche et le gouvernement doit bien négocier avec le FMI.

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